Belle expérience
Je reviens à peine, avant hier, du Chic Rallye (Maroc) ! Quelle belle escapade en compagnie de Raymonde, une femme de coeur avec qui j’ai eu beaucoup de plaisir. Nous avons visité le Nord du Maroc, région que je ne connaissais pas du tout. Splendide le Rif, ces montagnes où des routes sinueuses m’ont gardé bien éveillées ! Fès, Rabat, Casablanca, Chefchaouen, Ketama… pour ne nommer que les principales régions et villes visités.
Mardi dernier, à l’aéroport de Montréal je rejoignais Raymonde (ma navigatrice), Marie-Josée Leblanc (pilote et gazelle 2009 qui fera équipe avec une canadienne qui vit au Maroc) et Najat, la responsable des équipages québécois. Arrivée à Casablanca, on vient nous chercher et allons chez Saïda, la cousine de Najat et pilote de leur équipe. Nous sommes reçus comme des reines dans une maison très grande et typiquement marocaine (voir mes photos sur facebook). Saïda a vécu à Montréal et habite maintenant Casa. Deux bonnes nous servent des petites gâteaux et le fameux thé à la menthe juste avant une petite sieste dans un magnifique salon ( il est habituel d’avoir des bonnes dans les familles les mieux nantis). Curieusement on mange toujours les petits gâteaux avant les repas copieux (tajine, couscous,etc.). Les filles (Najat et Saïda) nous conduisent ensuite à notre hôtel où on y rencontre la plupart des équipages. Nous sommes pas très stressées contrairement à plusieurs équipes qui font pour la première fois un rallye. Pour nous c’est davantage des vacances qu’un rallye. Le lendemain départ vers Fès où nous coucherons, toujours à l’hôtel, pour y prendre le départ officiel le surlendemain. Je vous assure que le Chic Rallye n’a rien à voir avec le Rallye Aïcha des Gazelles, puisque nous n’y ferons aucun hors route, aucun franchissement, aucun camping et aucun 16h de route par jour !!! L’objectif premier étant de découvrir une nouvelle région d’année en année et d’en apprendre davantage sur la culture, tout en participant à des oeuvres humanitaires. À dire vrai, le volet humanitaire est très embryonnaire à constater la difficulté que l’organisation fait face pour rendre possible le tout. Je pense particulièrement aux matériel médical qui est resté coincé aux douanes et à la distribution des vélos qui a malheureusement échouée puisqu’on a curieusement perdu le camion qui les amenait. Quelle désolation !!!! Malheureusement, la corruption est bien présente et c’est le pouvoir, les hommes qui mettent la main sur tout. Frustrant à souhait ! Bref, nous avons donc sillonné le Rif pour finalement retourné à Fès ( plus ou moins 1000 km). Notre chance fut d’être avec Najat et Saïda qui nous ont amenés chez des amis tout au long du trajet. Nous nous sommes ramassées à Ketama dans une maison, juchée dans le haut du montagne où du cannabis à perte de vue longeait le chemin pour s’y rendre. J’ai entendu dire que cette région était reconnu pour sa culture de “pot” et j’ai vu de mes yeux vu des enfants en bas âge travailler dans ces champs afin d’en faire la récolte ! En haut de cette route de terre interminable, on y retrouva une maison gigantesque munie d’une caméra de surveillance et des hommes, soit disant les élus, qui étaient en retraite fermé afin de ne pas être influencés d’ici l’élection dans les jours suivants !?!?! My God c’est le monde à l’envers. Après le thé à la menthe et les gâteaux, un homme (le maire de la région) nous asperge le visage de fleur d’oranger et on se dirige vers notre hôtel où un souper nous attend (encore !!!). Pas besoin de vous dire que je n’ai pas perdu un kilo même si j’ai sué comme jamais je n’ai sué par le passé et ce même dans le désert, puisque dans le Nord c’est humide et 45 degrés celsius c’est très chaud
Je garde un souvenir mémorable de ce voyage qui m’a permis de rencontrer pleins de femmes extraordinaires, de nationalités différentes (Maroc, Algérie, Suisse, Espagne et Canada évidemment). J’ai vu la richesse, le pouvoir et l’abondance de près et la pauvreté, la soumission des femmes… à mon grand regret mais non avec grande surprise.
J’ai profité de ma visite en sol marocain pour boucler la boucle avec la mort de maman puisqu’après tout la dernière fois que je lui ai parlé j’étais au Maroc, lors du Rallye Aïcha des Gazelles en 2002… J’avais apporté avec moi un objet qui lui était cher, son chapelet. J’ai lancé ce dernier dans le Rif; un geste qui symbolisait que je la laissais maintenant partir, sereinement, en paix.













